Mesure des ondes électromagnétiques par l'association

Informations et aide à la protection qui passent par des mesures des pollutions électromagnétiques

Antenne relais et santé

1) Etudes scientifiques concernant les effets des antennes relais sur la santé

Les antennes relais de téléphonie mobile produisent tout comme les téléphones portables une pollution électromagnétique d’extrêmement haute fréquence.
Un grand nombre de travaux de recherche (principalement et majoritairement les études indépendantes, c’est-à-dire non liées l’industrie de la téléphonie mobile) montrent des effets sur la santé humaine.
Le rapport Bioinitiative  (qui est une synthèse de plus de 1500 travaux de recherche) qui a tout d’abord été édité en 2007, est le principal rapport international d’études scientifiques qui affirme apporter les preuves concernant les effets biologiques et les effets nocifs des champs électromagnétiques sur la santé.
Y sont évoqués: stress cellulaire, génotoxicité, risques de tumeurs au cerveau ou de leucémies…
Pour consulter le résumé de ce rapport:  Rapport-Bioinitiative-2007 (Traduction française de l’association Criirem)
Une nouvelle version de ce rapport Bioinitiative mise à jour avec les derniers travaux de recherche a été éditée en 2012. Il comprend ainsi 1800 nouvelles études qui confirment les effets sanitaires et biologiques des antennes relais sur notre santé.
Pour consulter le  résumé du rapport Bioinitiative 2012 (Traduction française du texte de conclusions par l’association Priartem)

2) Enquetes faites auprès de riverains d’antennes relais

Différentes études ont été menées en France et à l’étranger auprès des populations situées à proximité d’antenne relais de téléphonie. Des questionnaires ont ainsi été adressés à des riverains d’antenne relais.

a) En France en 2011, l’Association Santé Environnement France (ASEF), qui réunit plus de 2500 médecins français, a lancé une enquête pour évaluer l’impact des antennes relais sur la santé des riverains. Les médecins de l’association ont fait remplir des questionnaires de santé à 143 locataires des HLMs d’Aix-en-Provence et d’Aubagne. Ces HLMs ont été choisis parce que leurs toits abritent entre 12 et 14 antennes. Pour le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’ASEF et Chirurgien-Pédiatre à Aix-en-Provence « les résultats de cette enquête vont dans le sens de l’étude Bortkiewicz publiée en Pologne en 2004 ou encore de l’étude Abdel-Rassoul menée en Egypte en 2007 qui faisaient toutes deux le lien entre les troubles du sommeil et de la concentration et la proximité des antennes relais « .  Le médecin évoque également l’étude Hutter réalisée par une équipe de chercheurs autrichiens en 2010 qui a démontré le lien entre antennes relais et acouphènes.

Les résultats de l’étude:

antennes relais et santé

Symptômes de l’exposition aux hyperfréquences

Conclusions de cette étude: 43% des personnes interrogées se plaignent d’acouphènes (sifflements, bourdonnements, etc.), alors que seulement 15% des Français disent souffrir d’un tel problème. Idem pour les troubles du sommeil : 55% des locataires en souffrent, alors qu’on atteint seulement 32% sur la population globale. Enfin, 27% des sondés avouent avoir du mal à se concentrer, alors que c’est le cas de seulement 4% des Français. Fait troublant, 83% de ceux qui ont la chance de pouvoir partir en vacances voient leur(s) symptôme(s) disparaître au bout de quelques jours lorsqu’ils quittent leur domicile.

 

 

Cette même association de médecins a réclamé en octobre 2012, dans une lettre ouverte aux parlementaires, une loi réglementant l’implantation des antennes relais, car elle s’inquiète de nombreuses installations sur les toits de HLM. Relevant des études scientifiques « qui se contredisent » sur le danger ou l’innocuité des antennes-relais, l’association dit ne pas « vouloir trancher la question scientifique » mais appelle à une certaine « égalité face au risque ».

 

b) Une étude menée en France et en Belgique en 2002 par R.Santini  a été conduite sur 530 personnes (270 hommes, 260 femmes). Un questionnaire a permis de connaître les conditions d’expositions des sujets aux antennes de téléphonie mobile. Les principaux résultats publiés soulignent:

1° En fonction de la distance des antennes et par rapport au groupe référent, certains symptômes sont exprimés de façon significativement plus élevée:

  • Fatigue jusqu’à 300 m.
  • Maux de tête, perturbations du sommeil, sentiment d’inconfort… jusqu’à 200 m.
  • Irritabilités, problèmes cardiovasculaires, difficulté de concentration…jusqu’à 100m.

2° Les femmes sont plus sensibles que les hommes pour 7 symptômes:

  • maux de tête
  • nausées
  • perte d’appétit
  • perturbations du sommeil
  • tendance dépressive
  • sentiment d’inconfort
  • perturbations visuelles.

3° Sujets âgés plus sensibles que les jeunes.

4° Position « face aux antennes » la plus nocive.

 

c) L’étude espagnole de Navarro E.A. et coll utilisant également un questionnaire a été réalisée sur 101 personnes: 47 vivant à moins de 150 mètres des antennes, exposées à 0,64 +/- 0,84 V/m, et 54 vivant à plus de 250 mètres des antennes, et exposées à 0,19 +/- 0,38 V/m. ( valeurs micro-ondes mesurées dans les chambres à coucher).

Il est mis en évidence que le groupe le plus exposé rapporte des plaintes à des pourcentages significativement plus élevés que le groupe le moins exposé pour :

  • maux de tête
  • perturbations du sommeil
  • perturbations cardiaques
  • difficultés de concentration
  • irritabilité
  • sentiment d’inconfort
  • fatigue.

 

Concernant les antennes relais: